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Claude Monet

Nature morte : le quartier de viande

Paris (France) 1840 - Giverny, Eure (27) (France) 1926

Dates

vers 1864

Description

huile sur toile

toile, peinture à l’huile, peinture

H. 0.24 ; L. 0.33 m.

Inscriptions

S.b.g. : M.

Lieu de conservation

musée d'Orsay, Paris, France

 

 

Il est le maître des couleurs, comme Victor Hugo est le maître des images. Hugo est un œil prodigieux; Monet est un œil miraculeux.

Claude Monet a très rarement peint de nature morte et celle-ci est donc une rareté en la matière.

L’artiste peint cette œuvre alors qu’il n’a que vingt-quatre ans, son style n’appartient pas encore au monde des impressionnistes, mais cette toile témoigne de sa grande maîtrise précoce.

 

À la même époque, Chardi et Troyon peignent des trophées de chasse, Cézanne un gigot d’agneau Gaugin ; un jambon.

 

Peindre des natures mortes consiste « à se faire la main » pour ces jeunes artistes.

Que voit-on ?

Il s’agit bien d’un quartier de viande, une belle tranche avec un os, en son centre, peint avec une précision remarquable qui en fait une peinture hyperréaliste à la limite de la photographie, rien ne vient distraire le regard du spectateur sinon  qu’au premier plan, à droite, une gousse d’ail à laquelle est prélevé un morceau, dans l’ombre de la pièce, derrière la pièce de viande, Monet représente un pichet en terre, probablement un pichet de vin.

Le peintre a saisi cette scène probablement pour s’exercer, mais il me semble qu’il faut y voir l’immortalisation d’un moment de choix, un moment rare, le jeune Monet n’avait certainement pas l’occasion de s’offrir un si beau morceau de viande fréquemment.  

 

 

1. « Idées et Paysages : XXII. L'œil de Claude Monet », Promenades philosophiques, Mercure de France, 1905, p. 220-225

 

Ce texte est apparu dans la Vogue du 15 février 1900 sous le titre de « Note sur Claude Monet » [Mikaël Lugan] et dans l'Art moderne, n° 30, du 28 juillet 1901, p. 254-255, sous le même titre [Jonathan Devaux].

Tag(s) : #art et gastronomie

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