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Le blog de technobacpro

des articles pédagogiques sur les savoirs technologiques pour la restauration et la cuisine

Monet Claude le quartier de vainde

Publié le 26 Janvier 2014 par technobacpro in art et gastronomie

monet_claude_02.JPG

Claude Monet

Nature morte : le quartier de viande

Paris (France) 1840 - Giverny, Eure (27) (France) 1926

Dates

vers 1864

Description

huile sur toile

toile, peinture à l’huile, peinture

H. 0.24 ; L. 0.33 m.

Inscriptions

S.b.g. : M.

Lieu de conservation

musée d'Orsay, Paris, France

 

 

Il est le maître des couleurs, comme Victor Hugo est le maître des images. Hugo est un œil prodigieux; Monet est un œil miraculeux.

Claude Monet a très rarement peint de nature morte et celle-ci est donc une rareté en la matière.

L’artiste peint cette œuvre alors qu’il n’a que vingt-quatre ans, son style n’appartient pas encore au monde des impressionnistes, mais cette toile témoigne de sa grande maîtrise précoce.

 

À la même époque, Chardi et Troyon peignent des trophées de chasse, Cézanne un gigot d’agneau Gaugin ; un jambon.

 

Peindre des natures mortes consiste « à se faire la main » pour ces jeunes artistes.

Que voit-on ?

Il s’agit bien d’un quartier de viande, une belle tranche avec un os, en son centre, peint avec une précision remarquable qui en fait une peinture hyperréaliste à la limite de la photographie, rien ne vient distraire le regard du spectateur sinon  qu’au premier plan, à droite, une gousse d’ail à laquelle est prélevé un morceau, dans l’ombre de la pièce, derrière la pièce de viande, Monet représente un pichet en terre, probablement un pichet de vin.

Le peintre a saisi cette scène probablement pour s’exercer, mais il me semble qu’il faut y voir l’immortalisation d’un moment de choix, un moment rare, le jeune Monet n’avait certainement pas l’occasion de s’offrir un si beau morceau de viande fréquemment.  

 

 

1. « Idées et Paysages : XXII. L'œil de Claude Monet », Promenades philosophiques, Mercure de France, 1905, p. 220-225

 

Ce texte est apparu dans la Vogue du 15 février 1900 sous le titre de « Note sur Claude Monet » [Mikaël Lugan] et dans l'Art moderne, n° 30, du 28 juillet 1901, p. 254-255, sous le même titre [Jonathan Devaux].

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